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  <title>PS Pouzauges</title>
  <link>http://pspouzauges.blogcitoyen.net</link>
  <description> Blog de la section du parti socialiste de Pouzauges. Lieu d'expression, d'échanges, de débats... 
Pour nous contacter : pspouzauges@gmail.com 
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    <item>
   <title>ROCK SANS PAPIERS A BERCY</title>
   <description> 
   
 
 
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L'APPEL DU 18 SEPTEMBRE
 
 
Nous, aupr&egrave;s des artistes, musiciens, com&eacute;diens, r&eacute;alisateurs, &eacute;crivains, plasticiens, professionnels de la musique, du spectacle, du cin&eacute;ma, de l&rsquo;information, de la culture, des scientifiques et universitaires, des personnalit&eacute;s associatives, syndicales et politiques, avec la majorit&eacute; des citoyens fran&ccedil;ais, nous d&eacute;clarons solidaires des milliers de sans-papiers qui grandissent, &eacute;tudient, et vivent &agrave; nos c&ocirc;t&eacute;s dans notre pays.  
Nous refusons que des enfants, souvent n&eacute;s et scolaris&eacute;s en France, soient expuls&eacute;s avec leurs parents vers des pays qu'ils ne connaissent pas ou plus et dont certains ne parlent m&ecirc;me pas la langue.
 
 
Nous refusons que des parents soient arr&ecirc;t&eacute;s, menott&eacute;s, rudoy&eacute;s, humili&eacute;s et enferm&eacute;s dans des Centres de R&eacute;tention Administrative sous les yeux de leurs enfants.
 
 
Nous refusons que des familles parce qu'elles n'ont pas de papiers soient s&eacute;par&eacute;es, le p&egrave;re brutalement expuls&eacute; &agrave; des milliers de kilom&egrave;tres tandis que la m&egrave;re et les enfants restent ici, souvent dans la mis&egrave;re et traumatis&eacute;s &agrave; vie.
 
 
Nous refusons que des travailleurs, qui bien souvent exercent leur m&eacute;tier dans des conditions p&eacute;nibles, car sans droit, dont la plupart cotisent (retraites, maladie, ch&ocirc;mage...) et paient des imp&ocirc;ts en France vivent en permanence dans la peur et la clandestinit&eacute;.
 
 
Nous refusons les lois Besson sur l'immigration qui bafouent le droit d'asile fran&ccedil;ais et font honte au pays des Droits de l'Homme. 
 
 
 
Comme certains l&rsquo;ont fait en d&rsquo;autres p&eacute;riodes de l&rsquo;histoire, en accord avec les principes du droit international qui prot&egrave;gent les migrants, en accord avec les droits de l'homme et de l'enfant, comme avec les valeurs universelles de 
fraternit&eacute;, d&rsquo;&eacute;galit&eacute;, de libert&eacute; et d&rsquo;accueil de notre R&eacute;publique, nous appelons &agrave; r&eacute;sister &agrave; ces pratiques indignes et inhumaines.
 
 
Pour signer l'appel :
 
 
   http://www.rocksa  nspapiers.org/appel/index.php?petition=2&amp;signe=oui     
 
 
 Ils ont sign&eacute;... 
 
 
   http://www.rocksanspapiers.org/appel/index.php?petition=2&amp;pour_voir=oui     
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   <link>http://pspouzauges.blogcitoyen.net/action-militante/2010/08/20/rock-sans-papiers-a-bercy</link>
      <pubDate>Fri, 20 Aug 2010 20:09:50 +0200</pubDate>   
  </item>
    <item>
   <title>Le 7 septembre, mobilisons pour nos retraites !</title>
   <description> 
   
 
 
Pour une r&eacute;forme juste et durable, le Parti socialiste se mobilise pleinement aux c&ocirc;t&eacute;s des organisations syndicales pour une nouvelle journ&eacute;e&nbsp; nationale d'action pour la d&eacute;fense du syst&egrave;me des retraites le mardi 7 septembre 2010. Partout en France, rejoignez les cort&egrave;ges du PS pour soutenir le projet des socialistes pour une r&eacute;forme juste et durable.
 
 
 http://www.parti-socialiste.fr/articles/le-7-septembre-mobilisons-pour-nos-retraites 
 </description>
   <link>http://pspouzauges.blogcitoyen.net/action-militante/2010/08/20/le-7-septembre-mobilisons-pour-nos-retraites</link>
      <pubDate>Fri, 20 Aug 2010 19:54:36 +0200</pubDate>   
  </item>
    <item>
   <title>&quot;Une banalisation tranquille de la vieille xénophobie du quotidien&quot;</title>
   <description> 
  
 
 
Jean-Pierre Dubois, pr&eacute;sident de la Ligue des droits de l'homme. 
 
 
&nbsp;
 
 
Avec trente autres associations,  la Ligue des droits de l'homme (LDH) appelle &agrave;   un rassemblement  , le 4 septembre, contre la politique s&eacute;curitaire du gouvernement et &agrave; signer    une p&eacute;tition     &quot;contre la x&eacute;nophobie et la politique du pilori&quot; . Jean-Paul Dubois, son pr&eacute;sident, fustige la rh&eacute;torique du gouvernement, mais aussi l'inaction de la gauch e. 
 
 
 
 
 Comment interpr&eacute;tez-vous le sondage IFOP disant qu'une nette majorit&eacute; de Fran&ccedil;ais adh&egrave;re aux mesures s&eacute;curitaires propos&eacute;es par Nicolas Sarkozy ?  
 
 
 Jean-Pierre Dubois :  Cela ne me fait pas plaisir, mais ce n'est pas une surprise pour autant. Lorsqu'on appuie ainsi sur la p&eacute;dale des pr&eacute;jug&eacute;s, c'est logique qu'ils ressortent. Ce type de discours marche &agrave; tous les coups. Beaucoup de gens sont perdus : cela fait 30 ans qu'on leur parle d'une &quot;invasion&quot; des &eacute;trangers. Val&eacute;ry Giscard d'Estaing a employ&eacute; cette expression en 1978 ! Mais parmi ces gens qui r&eacute;pondent &quot;oui&quot; aux propositions de Sarkozy, beaucoup se font avoir et changeront d'avis. 
 
 
 Vous appelez &agrave; manifester le 4 septembre contre les mesures du gouvernement. Ce sondage vous fait-il craindre pour le succ&egrave;s de ce rassemblement ?  
 
 
 Jean-Pierre Dubois :  Nous avons l'habitude. Pendant la guerre d'Alg&eacute;rie, la LDH se battait contre la torture, alors que 80 % des Fran&ccedil;ais y &eacute;taient favorables. C'est vrai qu'il y a une  &quot;lep&eacute;nisation des esprits&quot; , pour reprendre les termes de Robert Badinter. C'est le r&eacute;sultat d'un sale travail, fait par des gens qui, je l'esp&egrave;re, doivent avoir du mal &agrave; se regarder dans la glace. On est dans un paradigme qui consiste &agrave; r&eacute;pondre syst&eacute;matiquement &quot;il faut taper, il faut exclure&quot;. 
 
 
 Y a-t-il un &eacute;chec du Parti socialiste &agrave; r&eacute;pondre aux questions de s&eacute;curit&eacute; ?  
 
 
 
 Jean-Pierre Dubois :  Il est certain que pour le moment, la gauche n'a rien &agrave; dire sur la d&eacute;linquance, sinon &quot;on a &eacute;t&eacute; na&iuml;fs&quot; ou &quot;on ne sait pas quoi faire&quot;. En priv&eacute;, des dirigeants de gauche n'h&eacute;sitent pas &agrave; admettre que la droite est meilleure sur ces questions, ce n'est pas normal ! Les socialistes ont trop surf&eacute; sur l'opinion au lieu d'avoir de vraies initiatives. Il faut dire la v&eacute;rit&eacute; sur la d&eacute;linquance en banlieue. 
 
 
Ce que disent les gens r&eacute;alistes sur ces questions, ce n'est pas non plus ce que dit la droite. La v&eacute;rit&eacute;, c'est que nous avons &eacute;chou&eacute;. Et qu'il faut r&eacute;fl&eacute;chir aux raisons de la violence, de la d&eacute;linquance. Ce n'est pas &ecirc;tre ang&eacute;liste que de dire cela, c'est tout simplement garder les yeux ouverts. On ne peut pas taper sans cesse sur les effets sans se pencher sur les causes. L'opposition devrait revenir aux r&eacute;alit&eacute;s sur ces questions. La gauche a perdu les quartiers populaires depuis les ann&eacute;es 1980. 
 
 
 Peut-on parler d'une remont&eacute;e de la x&eacute;nophobie en France ?  
 
 
 Jean-Pierre Dubois :  C'est difficile &agrave; dire, les choses sont plus contrast&eacute;es. Il n'y a pas de vague raciste, mais une hausse du fait d'assumer tranquillement le fait de ne pas aimer telle ou telle cat&eacute;gorie de population. C'est le retour du langage de Dupont-Lajoie. Il faut dire que cette rh&eacute;torique est pr&eacute;sente au sommet de l'Etat. 
 
 
Nous avons un gouvernement de beaufs, avec un langage de beaufs, &agrave; l'instar de Brice Hortefeux qui nous dit tranquillement que c'est vrai que les gens du voyage ont de grosses Mercedes, comme s'il &eacute;tait au comptoir du bar du coin. On ne risque pas une explosion raciste, mais une banalisation tranquille de cette vieille x&eacute;nophobie du quotidien. Et les politiques et les intellectuels en porteront la responsabilit&eacute;. 
 
 
 
 Propos recueillis par Samuel Laurent  
 
 </description>
   <link>http://pspouzauges.blogcitoyen.net/socit/2010/08/08/une-banalisation-tranquille-de-la-vieille-x-nophobie-du-quotidien</link>
      <pubDate>Sun, 08 Aug 2010 00:40:24 +0200</pubDate>   
  </item>
    <item>
   <title>L&#039;été de toutes les abjections, par Hervé Le Crosnier</title>
   <description> 
Les d&eacute;clarations de Nicolas Sarkozy &agrave; Grenoble, renforc&eacute;es par celles de Brice Hortefeux sur la gestion &laquo;&nbsp;s&eacute;curitaire&nbsp;&raquo; de la nationalit&eacute; posent d'&eacute;vidents probl&egrave;mes de constitutionalit&eacute;. Mais elles nous imposent de r&eacute;flechir vite. Sur au moins deux points&nbsp;: d'abord reprendre le fil historique qui fait que la situation actuelle pue les ann&eacute;es trente finissantes, juste avant l'abjection totale&nbsp;; puis comprendre ce qui rend possible cette d&eacute;rive, et notamment chercher dans les pratiques des oppositions les attitudes qui laissent ouvertes les portes d'une telle situation.
 
 
La &laquo;&nbsp;nationalit&eacute;&nbsp;&raquo; est un accord conventionnel. Elle n'existe pas &laquo;&nbsp;naturellement&nbsp;&raquo;. Un &eacute;tat colonisateur comme la France le sait bien, qui a d&eacute;coup&eacute; le monde par des fronti&egrave;res &laquo;&nbsp;nationales&nbsp;&raquo; en dehors de toute histoire commune ou de projet collectif. La France est un  &Eacute; tat lui-m&ecirc;me construit par la mise sous tutelle des peuples de l'int&eacute;rieur de ses fronti&egrave;res (bretons, basques, corses, occitans,...) au nom d'un projet &laquo;&nbsp;national&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;r&eacute;publicain&nbsp;&raquo;.  &Ecirc; tre fran&ccedil;ais est une convention qui a chang&eacute; dans le temps, et qui changera encore (nous nous dirons peut-&ecirc;tre europ&eacute;ens dans un si&egrave;cle ?). Cette convention assujetit les individus &agrave; la nation dont ils sont membres. Longtemps, la conscription militaire en a &eacute;t&eacute; le symbole. Une fois accord&eacute;e, par la naissance (droit du sol), par la filiation (droit du sang) ou par la naturalisation, les droits et les devoirs sont les m&ecirc;mes pour tou(te)s. Admettre la &laquo;&nbsp;double peine&nbsp;&raquo;, d'une condamnation p&eacute;nale suivie d'une d&eacute;ch&eacute;ance de nationalit&eacute; revient &agrave; d&eacute;nigrer le fonctionnement global de la justice&nbsp;: les peines prononc&eacute;es ne suffiraient-elles pas, ne seraient-elles pas &laquo;&nbsp;justes et &eacute;quilibr&eacute;es&nbsp;&raquo;, que l'autorit&eacute; administrative puisse ajouter une forme d'arbitraire&nbsp;? 
 
 
Mais pire encore, il y aurait donc une ant&eacute;riorit&eacute; &agrave; la situation conventionnelle de la nationalit&eacute;&nbsp;!Combien de temps, de g&eacute;n&eacute;ration sera-t-on consid&eacute;r&eacute; comme susceptible de se voir retirer la nationalit&eacute; et plac&eacute; en camp &laquo;&nbsp;de transit&nbsp;&raquo;&nbsp;? Ceux qui n'entendent pas les horreurs des ann&eacute;es trente ont les oreilles bien bouch&eacute;es&nbsp;: l'expression &laquo;&nbsp;quart de juif&nbsp;&raquo; ne leur dit donc rien&nbsp;? 
 
 
Les effets des discours de la clique au pouvoir ne peuvent se juger dans le court terme. Quand Marine Le Pen exprime sa satisfaction et y voit confirmation de ses th&egrave;ses, il faut entendre le glissement collectif qui s'op&egrave;re. Les racistes du pouvoir, m&ecirc;me apr&egrave;s condamnation judiciaire comme pour Brice Hortefeux, pr&eacute;parent un avenir qui n'a rien de r&eacute;publicain, mais tout de l'organisation clanique du monde. Le soup&ccedil;on va s'installer, et au lieu de penser la nation comme un projet collectif, on va la d&eacute;finir comme une zone prot&eacute;g&eacute;e, &agrave; l'image de ces condominiums pour riches h&eacute;riss&eacute;s de barbel&eacute;s et prot&eacute;g&eacute;s par des gardes arm&eacute;s qui cr&eacute;ent des taches de l&eacute;opard sur toute la plan&egrave;te. 
 
 
Bien &eacute;videmment, la d&eacute;marche n'est pas sp&eacute;cifique &agrave; la France, malheureusement. De nombreux pays veulent d&eacute;cider arbitrairement de la nationalit&eacute;. C'est &laquo;&nbsp;l'ivoirit&eacute;&nbsp;&raquo; dans la C&ocirc;te d'Ivoire, c'est le statut diff&eacute;rent des juifs et des &laquo;&nbsp;arabes isra&eacute;liens&nbsp;&raquo;, c'est le d&eacute;bat sur les chicanos aux  &Eacute; tats-Unis, c'est la question lombarde en Italie,.... Le monde globalis&eacute; va remplacer les affrontements g&eacute;opolitiques par des formes &laquo;&nbsp;internalis&eacute;es&nbsp;&raquo; d'ethnicisation et de hi&eacute;rarchisation. On aurait pu croire cette logique abandonn&eacute;e depuis le Si&egrave;cle des Lumi&egrave;res. L'exemple de l'Allemagne des ann&eacute;es trente, pourtant un des pays les plus riches en philosophes, po&egrave;tes, musiciens, penseurs,... aurait pu nous &eacute;clairer sur le danger permanent de voir revenir la barbarie.
 
 
Mais je n'arrive pas &agrave; me r&eacute;soudre &agrave; voir la France &laquo;&nbsp;des Droits de l'Homme&nbsp;&raquo;, celle qui fait figure &agrave; la fois de paradis (notamment gr&acirc;ce &agrave; sa protection sociale) et de r&eacute;f&eacute;rence dans les capacit&eacute;s de r&eacute;volte et de refus de l'arbitraire (la prise de la Bastille), sombrer &agrave; son tour dans la folie raciste. Avec toutes les cons&eacute;quences sur la fin de &laquo;&nbsp;l'&eacute;tat de droit&nbsp;&raquo;, annon&ccedil;ant la mont&eacute;e des nouvelles guerres &laquo;&nbsp;asym&eacute;triques&nbsp;&raquo; contre les population les plus d&eacute;munies. Les signes sont pourtant clairs, depuis l'adoption de l' &laquo;&nbsp;Etat d'urgence&nbsp;&raquo; en novembre 2005, les rafles des gamins de sans-papiers &agrave; la sortie des &eacute;coles, l'affaire de la &laquo;&nbsp;jungle&nbsp;&raquo; de Calais, et les rodomontades des ministres sur l'&eacute;quipe de foot...
 
 
Qu'est-ce qui rend une telle abjection possible, alors que nous savons pertinemment que chaque petite phrase ne fait que pr&eacute;parer la suivante, dans une spirale r&eacute;gressive sans fin&nbsp;? Voici la seconde question, plus importante encore pour l'avenir. Et surtout, voici la question qui se pose &agrave; toute personne &eacute;prise de justice, d'&eacute;galit&eacute; et de fraternit&eacute;. Qu'avons-nous laiss&eacute; faire&nbsp;? Que laissons-nous faire encore&nbsp;?
 
 
Les discours du pouvoir nous montrent nos faiblesses. En visant &laquo;&nbsp;Mai 68&nbsp;&raquo; comme source de la d&eacute;linquance, des probl&egrave;mes de l'&eacute;cole, de la relation entre parents et enfants, en accusant les citoyens &eacute;pris de libert&eacute;, de d&eacute;bat d&eacute;mocratique, de g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, ils nous disent en creux que nous avons laiss&eacute; dilapider le potentiel libertaire issu de la derni&egrave;re grande r&eacute;volte fran&ccedil;aise. En se situant sur cette cr&ecirc;te id&eacute;ologique et culturelle, ces discours &eacute;vitent de poser la question des rapports de force proprement &eacute;conomiques qui conduisent plus de 10% de la population au ch&ocirc;mage, qui r&eacute;duisent les prestations sociales et de sant&eacute;, qui marginalisent les quartiers pauvres par manque de budget de reconstruction et d'am&eacute;nagement, par manque de personnes pour assurer le &laquo;&nbsp;service au public&nbsp;&raquo;... Car notre focalisation sur les changements &laquo;&nbsp;moraux&nbsp;&raquo;, sur les questions &laquo;&nbsp;soci&eacute;tales&nbsp;&raquo; a permis que s'installe un mod&egrave;le &eacute;conomique de domination qui nous conduit &agrave; la situation actuelle. D&eacute;linquance, ins&eacute;curit&eacute; d'une part, autoritarisme et racisme de l'autre sont les deux mamelles de la soci&eacute;t&eacute; n&eacute;olib&eacute;rale. L'acceptation par le PS de la globalisation n&eacute;olib&eacute;rale, jusqu'&agrave; voir deux de ses &eacute;minents dirigeants plac&eacute;s &agrave; la t&ecirc;te l'un du FMI et l'autre de l'OMC, les deux organismes les plus significatifs du nouvel ordre &eacute;conomique mondial, est certainement un virage fondamental dans cette courte trajectoire historique. Mais notre abandon de la construction d'une v&eacute;ritable force sociale, culturelle et politique au nom du &laquo;&nbsp;c'est toujours mieux que rien&nbsp;&raquo; est tout autant coupable.
 
 
Quand nous sommes conscients de l'&eacute;volution terrible du monde, et que nous voyons notre propre univers politique &eacute;cartel&eacute;, incapable de se r&eacute;unir sur les fondamentaux ; quand nous voyons les dirigeants des particules dont le seul espoir bureaucratique est de franchir la barre des 5% parader accroch&eacute;s &agrave; leurs &laquo;&nbsp;v&eacute;rit&eacute;s&nbsp;&raquo; comme des berniques sur leur rocher pour r&eacute;sister &agrave; la mar&eacute;e ; quand nous assistons &agrave; la d&eacute;bandade des organisation du mouvement social incapables de comprendre l'enjeu de la lutte contre le ch&ocirc;mage, l'organisation des quartiers, la r&eacute;volte des jeunes sans espoir,&nbsp;; &hellip; ne sommes nous pas nous-m&ecirc;mes complices &laquo;&nbsp;par abstention&nbsp;&raquo; de la d&eacute;rive en cours&nbsp;?
 
 
Il n'est jamais trop tard. Mais il vaudrait mieux que nous d&eacute;cidions le plus t&ocirc;t possible de revenir sur la sc&egrave;ne politique, &agrave; partir des exp&eacute;riences des mouvements sociaux, &agrave; partir des r&eacute;flexions polyphoniques des divers courants de la gauche critique et des associations sociales. Laisser encore &agrave; d'autres qui ont d&eacute;j&agrave; montr&eacute; l'&eacute;tendue de leur incapacit&eacute; &agrave; former un front suffisamment fort contre la domination autoritaire qui accompagne le n&eacute;olib&eacute;ralisme serait &agrave; nouveau plier devant le bulldozer raciste. La conception d'une soci&eacute;t&eacute; de loups en guerre permanente tous contre tous est le mod&egrave;le majoritaire, autant des films hollywoodiens que des dirigeants de notre droite revancharde et anim&eacute;e par la haine. Ne la laissons pas s'installer. Reprenons la bataille culturelle et id&eacute;ologique par le versant politique.
 
 
Au fond, l'avenir appartient aux tenants de la libert&eacute;, de l'&eacute;galit&eacute; et de la fraternit&eacute;, mais il vaudrait mieux que cela ne vienne pas apr&egrave;s une crise humaine et morale majeure. Redresser la barre se construit d&egrave;s aujourd'hui. Par vous qui avez eu le courage de lire jusqu'ici. Que chacun(e) trouve son chemin, mais surtout revienne &agrave; la discussion, &agrave; l'&eacute;change, &agrave; l'investissement sur la sc&egrave;ne publique. Trouvons de nouvelles formes d'organisation en r&eacute;seau, de consensus et de coordination, mais surtout ne restons pas t&eacute;tanis&eacute;s par l'arrogance des gouvernants.
 
 
Caen, le 1 ao&ucirc;t 2010
 </description>
   <link>http://pspouzauges.blogcitoyen.net/socit/2010/08/07/l-t-de-toutes-les-abjections-par-herv-le-crosnier</link>
      <pubDate>Sat, 07 Aug 2010 19:21:45 +0200</pubDate>   
  </item>
    <item>
   <title>Voynet juge le chef de l&#039;Etat «totalement irresponsable»</title>
   <description>     &nbsp;  Le maire de Montreuil, Dominique Voynet (Verts), a d&eacute;nonc&eacute; samedi &laquo; les amalgames qui ne font que souffler sur les braises d&eacute;j&agrave; fumantes du racisme &raquo; concernant les Roms et gens du voyage, jugeant&nbsp; l&rsquo;attitude &nbsp;de Nicolas Sarkozy &laquo; irresponsable &raquo;.  &laquo; On peut parler de d&eacute;ch&eacute;ance morale de la part du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, il est totalement irresponsable de montrer du doigt de la sorte des communaut&eacute;s enti&egrave;res sans faire la moindre distinction &raquo;, a d&eacute;nonc&eacute; Dominique Voynet.  La maire de Montreuil est revenue sur l&rsquo;annonce r&eacute;cente du gouvernement de&nbsp; d&eacute;manteler &nbsp;un tiers des camps pr&eacute;caires dans les trois mois, rappelant qu&rsquo;&agrave; chaque expulsion &laquo; ce sont des dizaines de familles que l&rsquo;on retrouve sur les trottoirs, sans perspective &raquo;.  &laquo; Ces familles ne choisissent pas, en g&eacute;n&eacute;ral, de se rabattre sur des squats, encore moins dans des camps de fortune. L&rsquo;Etat a l&rsquo;obligation de trouver des solutions de relogement losqu&rsquo;il expulse, il ne peut pas se reposer sur les villes &raquo; a expliqu&eacute; Dominique Voynet.  &laquo; A Montreuil, nous travaillons depuis pr&egrave;s de deux ans &agrave; l&rsquo;insertion d&rsquo;environ 350 Roms, au travers de camps d&rsquo;insertion qui co&ucirc;tent quasiment un million d&rsquo;euros &agrave; la ville chaque ann&eacute;e. Cette politique n&rsquo;est pas toujours facile &agrave; expliquer et le discours tenu au sommet de l&rsquo;Etat ces derniers jours la met clairement en danger &raquo; a ajout&eacute; Dominique Voynet.  Au sujet de l&rsquo;expulsion de familles Roms &agrave; Montreuil vendredi, Dominique Voynet ne conteste pas les raisons de l&rsquo;expulsion, &laquo; les propri&eacute;taires sont Montreuillois et voulaient d&eacute;truire le pavillon pour en construire un nouveau et s&rsquo;y installer, c&rsquo;est l&eacute;gitime, en revanche ce qui l&rsquo;est moins c&rsquo;est de ne pas offrir de solution p&eacute;renne de relogement aux familles expuls&eacute;es. &raquo;  (Source AFP)  </description>
   <link>http://pspouzauges.blogcitoyen.net/socit/2010/08/06/voynet-juge-le-chef-de-l-etat-totalement-irresponsable</link>
      <pubDate>Fri, 06 Aug 2010 09:30:40 +0200</pubDate>   
  </item>
    <item>
   <title>Aubry dénonce &quot;la dérive antirépublicaine&quot; de Sarkozy</title>
   <description>  &nbsp;      Les derni&egrave;res d&eacute;clarations du ministre de l'int&eacute;rieur et de sa majorit&eacute; apr&egrave;s celles du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &agrave; Grenoble (...) marquent un pas de plus dans l'outrance verbale et une d&eacute;rive antir&eacute;publicaine qui ab&icirc;me la France et ses valeurs par des lois d'exception aussi iniques que vraisemblablement anticonstitutionnelles&quot; , a estim&eacute; la premi&egrave;re secr&eacute;taire du Parti socialiste,&nbsp;Martine Aubry.   &quot;La duret&eacute; des mots et la d&eacute;rive des propositions n'ont d'&eacute;gal que l'ampleur des &eacute;checs de&nbsp;Nicolas Sarkozy&nbsp;en mati&egrave;re &eacute;conomique et sociale comme en mati&egrave;re de s&eacute;curit&eacute;. Il ne faut pas chercher ailleurs cet affolement de la droite&quot; , ajoute la patronne du PS. &nbsp;&quot;Mais nous le disons avec force : nous ne laisserons pas masquer ces &eacute;checs comme les affaires qui touchent aujourd'hui la droite par un &eacute;cran de fum&eacute;e jouant sur les peurs&quot; , affirme aussi la maire de Lille dans une allusion &agrave; l'affaire Bettencourt-Woerth.     NOUVELLES DISPOSITIONS EXAMIN&Eacute;ES EN SEPTEMBRE   Dans un discours vendredi &agrave; Grenoble destin&eacute; &agrave; conforter son camp, le chef de l'Etat a notamment menac&eacute; de d&eacute;choir de la nationalit&eacute; fran&ccedil;aise toute personne d'origine &eacute;trang&egrave;re qui porterait atteinte &agrave; la vie d'un policier, d'un gendarme ou de tout autre repr&eacute;sentant de l'autorit&eacute; publique.  Une proposition qu'a d&eacute;velopp&eacute;, dimanche dans une interview au&nbsp; Parisien/Aujourd'hui en France , le ministre de l'int&eacute;rieur&nbsp;Brice Hortefeux, en proposant d'&eacute;tendre les possibilit&eacute;s de d&eacute;ch&eacute;ance de nationalit&eacute;. Interrog&eacute; sur le cas de&nbsp;Lies Hebbadj, soup&ccedil;onn&eacute; de polygamie, le ministre a indiqu&eacute; que&nbsp; &quot;des d&eacute;ch&eacute;ances de nationalit&eacute; doivent pouvoir &ecirc;tre prononc&eacute;es dans de telles situations mais aussi en cas d'excision, de traite d'&ecirc;tres humains ou d'actes de d&eacute;linquance grave&quot; .    Il a &eacute;galement pr&eacute;cis&eacute; que les nouvelles dispositions &eacute;voqu&eacute;es par le chef de l'Etat figureront dans le projet de loi sur la s&eacute;curit&eacute; int&eacute;rieure qui sera examin&eacute;e au S&eacute;nat le 7 septembre et dans celui sur l'immigration qui pr&eacute;sent&eacute;&nbsp; &quot;en septembre &agrave; l'Assembl&eacute;e&quot; .  </description>
   <link>http://pspouzauges.blogcitoyen.net/dmocratie/2010/08/06/aubry-d-nonce-la-d-rive-antir-publicaine-de-sarkozy</link>
      <pubDate>Fri, 06 Aug 2010 09:27:43 +0200</pubDate>   
  </item>
    <item>
   <title>Sarkozy prend ses aises avec les faits</title>
   <description> 
Plusieurs sites se sont pench&eacute;s sur la v&eacute;racit&eacute; des propos de Nicolas Sarkozy, lundi 12 juillet, sur France 2. Simples erreurs ou mensonges volontaires ? En tout cas, l'argumentation du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique manque souvent de rigueur : 
 
 
    
 
 
&quot;Sarkozy, plus c&rsquo;est gros, plus &ccedil;a passe&quot;, titre ainsi Jean-Fran&ccedil;ois Couvrat, sur lemonde.fr. Le journaliste rel&egrave;ve plusieurs affirmations erron&eacute;es.&nbsp;&quot;Le bouclier fiscal existe en Allemagne depuis plus de vingt ans&quot;, affirme Nicolas Sarkozy. Lemonde.fr rappelle au contraire que &quot;cette disposition fiscale a disparu outre-Rhin depuis 2006&quot;. 
 
 
&quot;Il existait avant mon &eacute;lection des contribuables qui payaient 100% d'imp&ocirc;ts, c'est-&agrave;-dire qu'ils gagnaient 1.000, ils payaient 1.000 et ils partaient tous&quot;, a aussi d&eacute;clar&eacute; Nicolas Sarkozy sur France 2. La version papier du Monde souligne que &quot;jamais personne n'a donn&eacute; l'int&eacute;gralit&eacute; de ses gains &agrave; l'Etat&quot;, et que le bouclier fiscal existait d&eacute;j&agrave; sous Chirac, mais plafonn&eacute; &agrave; 60%. 
 
 
&nbsp;
 
 
 Niveau des imp&ocirc;ts  
 
 
La France est &quot;avec la Su&egrave;de, le pays d&rsquo;Europe o&ugrave; les imp&ocirc;ts sont les plus &eacute;lev&eacute;s&quot;, selon Nicolas Sarkozy. Encore faux, comme le montre ce tableau d'Eurostat, l'office europ&eacute;en de statistiques, cit&eacute; par lemonde.fr.    
 
 
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 Courroye n'est pas juge d'instruction  
 
 
Le site Mediapart estime pour sa part que Nicolas Sarkozy est &quot;f&acirc;ch&eacute; avec les chiffres et avec les mots&quot;. En parlant de Philippe Courroye, le pr&eacute;sident a ainsi confondu les fonctions de juge d'instruction et de procureur. Philippe Courroye est procureur, membre du parquet. Il reste donc soumis au minist&egrave;re de la Justice est n'est pas un juge ind&eacute;pendant de l'autorit&eacute; politique. 
 
 
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 Taux de ch&ocirc;mage  
 
 
M&eacute;diapart signale aussi une erreur de Nicolas Sarkozy sur le taux de ch&ocirc;mage : 9,5% selon le pr&eacute;sident. C'est vrai pour la m&eacute;tropole, mais le taux de ch&ocirc;mage monte &agrave;&nbsp;9,9% selon l'Insee, si l'on prend en compte l'Outre-Mer. David Pujadas a d'ailleurs repris le pr&eacute;sident sur ce point. 
 
 
  
 
 
  
 
 
 Des r&eacute;gions laxistes ?  
 
 
Nicolas Sarkozy a par ailleurs mis en cause la gestion des r&eacute;gions. &quot;Il n'y a aucune raison que l'Etat s'impose une gestion rigoureuse et que les collectivit&eacute;s territoriales, notamment les r&eacute;gions, continuent une politique d'augmentation du nombre de fonctionnaires : 34.000 chaque ann&eacute;e depuis 10 ans &agrave; comp&eacute;tence constante&quot;, a d&eacute;clar&eacute; le chef de l'Etat.&nbsp;R&eacute;ponse de Martin Malvy, porte-parole (PS) de l'association des r&eacute;gions de France : &quot;Tous les rapports y compris ceux de la Cour des Comptes ont d&eacute;montr&eacute; que si les effectifs des personnels des R&eacute;gions ont augment&eacute; c'est parce que l'Etat leur a transf&eacute;r&eacute; plus de 80.000 agents au cours de ces derni&egrave;res ann&eacute;es&quot;. 
 
 
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 Eric Woerth&nbsp;  
 
 
Quant au ministre Eric Woerth, Nicolas Sarkozy a estim&eacute; que &quot;son honneur maintenant &eacute;tait lav&eacute;, que les soup&ccedil;ons &eacute;taient lev&eacute;s&quot;. Et pourtant, le rapport de l'Inspection g&eacute;n&eacute;rale des services n'a apport&eacute; aucune r&eacute;ponse sur plusieurs soup&ccedil;ons: on ne sait toujours pas si Eric Woerth a fait embaucher sa femme par Liliane Bettencourt, on ne sait pas si Florence Woerth avait connaissance d'&eacute;vasion fiscale, on ne sait pas si le ministre a re&ccedil;u des enveloppes d'argent... D'ailleurs, plusieurs perquisitions ont eu lieu lundi. 
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   <link>http://pspouzauges.blogcitoyen.net/dmocratie/2010/07/14/sarkozy-prend-ses-aises-avec-les-faits</link>
      <pubDate>Wed, 14 Jul 2010 11:52:29 +0200</pubDate>   
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   <title>Maistre-Woerth le document qui dérange</title>
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C&rsquo;est au moins d&egrave;s 2006 que le couple Bettencourt a voulu financer l&rsquo;UMP et Nicolas Sarkozy. Rien que cette ann&eacute;e l&agrave; les dons atteindraient 30.000 euros.
 
 
Le document que nous publions ci-dessous &eacute;claire d&rsquo;un jour nouveau les dons faits par l&rsquo;h&eacute;riti&egrave;re de l&rsquo;Or&eacute;al et son &eacute;poux au parti pr&eacute;sidentiel. Ce &quot;m&eacute;mo strictement personnel et confidentiel&quot; a &eacute;t&eacute; adress&eacute; &agrave; Andr&eacute; Bettencourt par Patrice de Maistre -le gestionnaire de fortune de la milliardaire- le 29 septembre 2006. Son &quot;objet&quot;? &quot;Financement UMP, NS&quot; Les derni&egrave;res initiales d&eacute;signant, de toute &eacute;vidence, Nicolas Sarkozy. &quot;Nous avons convenu, avec Monsieur Woerth, &eacute;crit Patrice de Maistre dans ce courrier, que vous pourriez faire d&eacute;poser ces quatre ch&egrave;ques &agrave; son attention, &agrave; l&rsquo;UMP 55 rue de la Bo&eacute;tie Paris 8eme&quot;.
 
 
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Quatre ch&egrave;ques ? &quot;Pour la campagne pr&eacute;sidentielle, explique Maistre, chaque personne peut donner jusqu&rsquo;&agrave; 4.500 euros [en r&eacute;alit&eacute; 4.600 euros, plafond pr&eacute;vu par la loi pour un candidat]. Nicolas Sarkozy n&rsquo;&eacute;tant pas encore candidat d&eacute;clar&eacute;, cette contribution n&rsquo;est pas &agrave; l&rsquo;ordre du jour. Votre &eacute;pouse et vous-m&ecirc;me pouvez donc faire chacun un ch&egrave;que de 7.500 euros [plafond pr&eacute;vu pour un parti], &agrave; (&hellip;) l&rsquo;Association Nationale de financement de l&rsquo;UMP (ANFUMP) et &agrave; l&rsquo;association de soutien &agrave; l&rsquo;action de Nicolas Sarkozy&quot;. Selon le conseiller, Liliane et Andr&eacute; ont donc la possibilit&eacute; de signer en toute l&eacute;galit&eacute; deux ch&egrave;ques chacun, pour Nicolas Sarkozy et pour le parti qui doit l&rsquo;amener jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;Elys&eacute;e. Au total, c&rsquo;est donc 30.000 euros que le couple aurait vers&eacute; d&egrave;s 2006 (plus 7.500 euros &quot;utilis&eacute; par Monsieur Renaud Donnedieu de Vabres&quot; pr&eacute;cise le memo). Ce document soul&egrave;ve trois questions.
 
 
 
1/Quel est le montant exact des dons faits par les Bettencourt au parti de Nicolas Sarkozy, ces derni&egrave;res ann&eacute;es ? &quot;Je n&rsquo;ai pas &agrave; le dire&quot; s&rsquo;est offusqu&eacute; Eric Woerth le 27 juin dernier sur RTL. &quot;Madame Bettencourt a beau &ecirc;tre milliardaire, elle ne peut donner plus de 7.500 euros par an &agrave; un parti politique. Voil&agrave; de quoi on parle !&quot; avait-il assur&eacute; au JDD une semaine plus t&ocirc;t.
 
 
2/ La loi a-t-elle &eacute;t&eacute; respect&eacute;e? Sans parler des accusations de financements ill&eacute;gaux port&eacute;es par l&rsquo;ex comptable Claire Thibout, les ch&egrave;ques sugg&eacute;r&eacute;s par Maistre pourraient illustrer un constat d&eacute;j&agrave; fait par la Commission nationale des comptes de campagne et de financement politique dans son rapport de 2006. La &quot;cr&eacute;ation de partis satellites&quot; dit la Cnccfp &quot;a pour cons&eacute;quence de faciliter le d&eacute;tournement de la loi&quot;. Le Nouvel Observateur avait d&eacute;j&agrave; r&eacute;v&eacute;l&eacute; que Liliane Bettencourt avait sign&eacute; trois ch&egrave;ques pour les r&eacute;gionales de 2010: un pour Val&eacute;rie P&eacute;cresse (qui se pr&eacute;sentait &agrave; l&rsquo;&eacute;lection), un pour l&rsquo;Association de financement de UMP et un dernier pour le micro parti de l&rsquo;ex ministre du budget, l&rsquo;Association de soutien &agrave; Eric Woerth, qui lui n&rsquo;&eacute;tait pas candidat.
 
 
 
3/ Quelles relations entretiennent Eric Woerth et Patrice de Maistre ? Le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt disait ne pas avoir eu de relation &quot;en t&ecirc;te &agrave; t&ecirc;te&quot; avec le tr&eacute;sorier de l&rsquo;UMP avant 2007. Il a &eacute;galement expliqu&eacute; aux policiers qu&rsquo;il ne s&rsquo;&eacute;tait &quot;jamais occup&eacute; d&rsquo;hommes politiques&quot; et de financement de parti avant les r&eacute;gionales de 2010. Le m&eacute;mo semble prouver le contraire. La fr&eacute;quence des rencontres entre l&rsquo;actuel ministre du travail et le conseiller financier est aussi attest&eacute;e par les agendas de ce dernier (consult&eacute;s par les enqu&ecirc;teurs). Ainsi que par le rapport de l&rsquo;IGF qui mentionne, qu&rsquo;&agrave; trois reprises -9 septembre, 9 novembre 2007 et 22 juin 2009- Patrice de Maistre a &eacute;t&eacute; re&ccedil;u par la cellule fiscale de Bercy &quot;&agrave; la demande du ministre&quot;.
 
 
 
Marie-France Etchegoin 
Lire l'article complet de Marie-France Etchegoin dans le Nouvel Observateur en kiosque d&egrave;s le jeudi 15 juillet.
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   <link>http://pspouzauges.blogcitoyen.net/dmocratie/2010/07/14/maistre-woerth-le-document-qui-d-range</link>
      <pubDate>Wed, 14 Jul 2010 11:48:44 +0200</pubDate>   
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   <title>Le tube de l&#039;été</title>
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   <link>http://pspouzauges.blogcitoyen.net/un-peu-dhumour.../2010/07/14/le-tube-de-l-t</link>
      <pubDate>Wed, 14 Jul 2010 11:45:17 +0200</pubDate>   
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   <title>Un climat crépusculaire</title>
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Effarement ? D&eacute;go&ucirc;t ? Tristesse ? Col&egrave;re ? On ne sait quel mot choisir. Ce n'est plus seulement Nicolas Sarkozy qui s'ab&icirc;me aujourd'hui dans le feuilleton des affaires, c'est l'&Eacute;tat lui-m&ecirc;me, la morale publique, les grandes institutions. Nous baignons dans une atmosph&egrave;re cr&eacute;pusculaire, &eacute;touffons dans un climat puant. Et nul ne peut dire sur quoi tout cela d&eacute;bouchera. Oh, certes, ce n'est pas la premi&egrave;re fois que les &laquo; affaires &raquo; d&eacute;figurent la R&eacute;publique. V&eacute;rification faite dans mes archives, j'avais consacr&eacute; pas moins de vingt &laquo; Paris-Province &raquo; aux divers scandales du deuxi&egrave;me septennat de Fran&ccedil;ois Mitterrand (Pelat, Tapie, Soci&eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;rale, etc.). Ces chroniques n'&eacute;taient ni tendres ni joyeuses.
 
 
 
Il n'emp&ecirc;che ! Jamais, &agrave; aucun moment, l'&Eacute;tat n'avait donn&eacute; l'impression de se d&eacute;liter aussi vite qu'aujourd'hui. En t&eacute;moigne la panique qui s'est visiblement empar&eacute;e du sommet de l'&Eacute;tat. Pression polici&egrave;re sur l'ex-comptable, fuites organis&eacute;es, instrumentalisation d'une partie de la magistrature, mobilisation comparable de l'administration fiscale, attaques insens&eacute;es contre le site Mediapart, etc. Tout cela est absurde, totalement absurde. Pour ne reprendre que le dernier point, les &laquo; &eacute;l&eacute;ments de langage &raquo; mis au point &agrave; l'&Eacute;lys&eacute;e ont transform&eacute; les leaders de la majorit&eacute; en &laquo; aboyeurs &raquo;.
 
 
 
C'est non seulement indigne mais c'est idiot. Attaquer notre confr&egrave;re Edwy Plenel et sa r&eacute;daction en les traitant de &laquo; fascistes &raquo; a d&eacute;j&agrave; eu pour effet de mobiliser l'ensemble des m&eacute;dias, droite et gauche confondues, qui s'indignent de diffamations aussi &laquo; &eacute;naurmes &raquo; venues d'en haut. M&ecirc;me les &eacute;ditorialistes qui n'avaient pas de sympathie particuli&egrave;re pour l'ancien directeur de la r&eacute;daction du &laquo; Monde &raquo; se retrouvent aujourd'hui &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s. Et qu'on ne parle pas de &laquo; corporatisme &raquo;. Un r&eacute;flexe identique mobilise les chercheurs, sociologues ou sp&eacute;cialistes des m&eacute;dias qui, comme le courtois Dominique Wolton, n'en reviennent pas. On s'alarme &agrave; bon droit, en effet, quand des responsables en viennent &agrave; s'exprimer comme des mafiosi r&eacute;glant des comptes.
 
 
 
Ce n'est pas tout. J'ai &eacute;pluch&eacute; avec attention le dossier publi&eacute; jeudi par notre excellent confr&egrave;re &laquo; Courrier international &raquo;. C'est peu de dire que cet ensemble d'articles est humiliant pour les citoyens que nous sommes. Un peu partout sur la plan&egrave;te, en effet, la presse se gausse - avec une violence incroyable - des d&eacute;rapages r&eacute;p&eacute;t&eacute;s du sarkozysme. Les &eacute;ditorialistes italiens se moquent d'un &laquo; pouvoir d&eacute;sinvolte &raquo; et d'un &laquo; feuilleton digne d'une pi&egrave;ce de Feydeau &raquo; ; le quotidien espagnol &laquo; El Pais &raquo; ironise sur le glissement qui aura conduit Sarkozy &laquo; de la Roleix &agrave; la p&eacute;nitence &raquo; ; l'hebdomadaire allemand &laquo; Der Spiegel &raquo; sourit de l'am&eacute;nagement d'un co&ucirc;teux Airbus pr&eacute;sidentiel (176 millions d'euros), digne &laquo; d'un riche Russe ou d'un &eacute;mir du p&eacute;trole &raquo; ; le quotidien suisse &laquo; Neue Z&uuml;rcher Zeitung &raquo; d&eacute;nonce roidement la Sarkozie et ses ministres &laquo; sans foi ni loi &raquo;. Ni les Chinois, ni les Russes, ni les Africains ne sont en reste.
 
 
 
Quant au prestigieux magazine am&eacute;ricain &laquo; Vanity Fair &raquo; (cit&eacute; par &laquo; Le Monde &raquo; du 7 juillet), il va plus loin encore. &laquo; Comme Nixon pendant le Watergate, Sarkozy risque de mourir &agrave; petit feu &raquo;, &eacute;crit l'&eacute;ditorialiste Julia Sancton, &laquo; et il tente de minimiser les d&eacute;g&acirc;ts. Et comme ils l'ont fait pendant le Watergate, les hommes politiques les plus puissants, ceux qui &eacute;taient au c&oelig;ur du scandale, sont rest&eacute;s &agrave; leur poste alors que leurs collaborateurs ont &eacute;t&eacute; jet&eacute;s par-dessus bord comme du ballast. Et comme lors du Watergate, je pr&eacute;sume que les r&eacute;v&eacute;lations vont se poursuivre &raquo;. Attendons-nous, en effet, &agrave; ce qu'on parle encore et encore d'argent liquide, d'enveloppes occultes, de passe-droits suppos&eacute;s et de soup&ccedil;ons troublants. Et cela alors m&ecirc;me que la rigueur s'abat comme un orage de gr&ecirc;le sur les salari&eacute;s et sur les plus pauvres. On c&eacute;l&eacute;brait r&eacute;cemment le 18 Juin. Reviens de Gaulle, ils sont devenus fous !
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   <link>http://pspouzauges.blogcitoyen.net/dmocratie/2010/07/14/un-climat-cr-pusculaire</link>
      <pubDate>Wed, 14 Jul 2010 11:42:21 +0200</pubDate>   
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